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L'exploitation
des enfants : prostitution, pornographie, pédophilie, tourisme
sexuel...
Cambodge
: Vendue à 9 ans, prostituée, séropositive
Depuis que la Thaïlande a entrepris de durcir
la répression contre les pédophiles,
le royaume khmer est devenu l'une de leurs destinations
préférées.Voyage au bout de l'exploitation
sexuelle
Elle va mourir. Abandonnée
sur ce lit de l'hôpital Sihanouk à
Phnom Penh, où repose son corps sans formes
et sans âge. Elle va mourir à 20 ans,
dans quelques heures, peut-être quelques jours,
et personne n'est là pour lui tenir la main.
Aucun membre de sa famille, aucune femme de ses
amies, ni aucun de ces hommes si nombreux à
se coucher encore récemment auprès
d'elle, moyennant une poignée de riels. Le
joli visage de Yan aux traits tirés par la
souffrance happe le souffle du ventilateur. Il s'éclaire
et sourit soudain, en voyant s'approcher la blouse
blanche du docteur Jean-Bernard Castaing.
Nous sommes au « pays du Sourire »,
comme disent les brochures de tourisme. Dans ce
joli royaume khmer anéanti par trente ans
de guerre, économiquement exsangue, et récemment
ouvert au tourisme de grande échelle. Un
tourisme dont les motivations ne s'arrêtent
plus seulement à la contemplation des ruines
restaurées d'Angkor et au bonheur d'aller
à la rencontre d'une population à
l'accueil légendaire. Le Cambodge est devenu
l'une des dernières destinations à
la mode chez les amateurs de tourisme sexuel.
Le docteur Castaing, représentant de Médecins
sans Frontières à Phnom Penh, ne cache
pas sa colère. « Je ne supporte plus
de voir des gamines accrochées aux bras d'étrangers
dans tous les bars de Phnom Penh, dit-il. Parce
que ces gamines, c'est moi qui les reçois
ensuite, ici, à l'article de la mort. La
jeune prostituée qui est allongée
sur ce lit est en train de mourir du sida dans des
souffrances atroces. Elle été contaminée
par des clients qui refusent de mettre un préservatif,
alors qu'elle était mineure. Voici le bout
de la chaîne de l'exploitation d'un être
humain, mystifié, abusé, violenté,
pour satisfaire la demande du tourisme sexuel. »
Sokhon, elle, a 14 ans. Vendue moins de 1 000 francs
à l'âge de 9 ans à un proxénète
par une soeur aînée décédée
depuis du sida, elle est séropositive et
bascule lentement dans la folie. Elle sait sa mort
inéluctable. Car pour l'instant les traitements
moléculaires sont inaccessibles aux indigents.
Après avoir vécu deux ans enfermée
dans un bordel de Phnom Penh, Sokhon a été
jetée devant la porte de l'hôpital
Calmette quand sont apparus les premiers symptômes
d'une tuberculose. C'est Mam Somalie, ancienne prostituée
et présidente de l'Afesip (Agir pour les
Femmes en Situation précaire), qui l'a recueillie
dans l'un des deux centres de réinsertion
que possède l'association.
« La prostitution a toujours existé
au Cambodge, dit Mam Somalie. On n'a jamais fait
grand cas des femmes, ici. Mais ce qui me fait mal,
c'est de voir que des Occidentaux, que je considère
comme étant des gens éduqués,
donc évolués, viennent ici pour coucher
avec des gosses de 13 ans. »
Source : nouvelobs.com
, cliquez pour consultez l'intégralité
du dossier du nouvel obs.
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Tourisme
sexuel et maltraitance des enfants
PORN ET JOE
Porn, âgée de douze ans, appartient à
une famille pauvre d'un village au Nord de la Thaïlande.
Un homme vient un jour lui proposer du travail comme
serveuse dans un hôtel. Il offre une avance
de salaire à ses parents qui acceptent de laisser
partir leur fille.
Pendant un mois, Porn reste enfermée dans une
chambre où elle est bien nourrie, dort beaucoup,
ne travaille guère. La réalité
c'est que Porn est trop maigre et qu'il faut la faire
grossir avant de la présenter à son
premier client. Ce sera un vieux chinois. Porn pleure
et se bat en vain. Désormais, séquestrée
dans cet hôtel, elle va connaître le pire
esclavage qui soit, la prostitution.
Joe a treize ans. Lui aussi est issu d'une famille
pauvre. Sa mère est prostituée. Il ne
connaît pas son père. Ses trois frères
sont dans la rue. Il est élevé par sa
grand-mère. Il fait partie d'une bande, se
met à sniffer et à se prostituer dans
le quartier de Luneta à Manille. Lorsqu'un
éducateur de rue le rencontre, il se prostituait
avec un américain pour 50 pesos la passe. Il
faudra de longs mois pour établir des liens
d'amitié et de confiance avec Joe et l'aider
à quitter progressivement la prostitution.
L'histoire de Porn et de Joe est celle de millions
d'enfants aujourd'hui dans le monde.
Et pourtant 191 Etats ont
ratifié la Convention Internationale des
Droits de l'Enfant à l'exclusion de la Somalie
et des Etats Unis qui ont signé mais pas
ratifié.
LES ENFANTS PROSTITUES
Ils font partie du cortège
des enfants des rues qui se comptent par milliers
dans les grandes métropoles de tous les continents
, là où la misère , l'exode
rural , l'abandon , la violence au sein des familles
les a poussés dans la rue pour survivre ou
faire vivre leur famille.
Ils exercent des petits boulots, mendient, volent
ou se prostituent. Souvent culpabilisés et
angoissés par le dénuement de leur
famille, d'enfants travailleurs ils deviennent enfants
prostitués.
Qu'ils soient d'Asie, d'Afrique, d'Amérique
Latine ou depuis peu d'Europe de l'Est, les enfants
prostitués présentent les mêmes
symptômes. Ils sont profondément marqués
physiquement et psychologiquement.
Ainsi Aïssa, neuf ans, avait passé dix
jours avec un pédophile : " elle était
comme un chat sauvage, se cachait sous la table,
ne parlait à personne. Ce sont les enfants
du centre qui l'ont apprivoisée " témoigne
Dominique LEMAY, responsable de la Fondation Virlanie
à Manille.
Les filles sont souvent effarouchées, réduites
au silence, victimes de discrimination. Les garçons
sont méfiants, agressifs. Les pratiques sexuelles
déviantes les laissent désorientés,
sans repères de normalité. Peu développés,
dépressifs ou au contraire violents, ces
enfants présentent aussi des troubles de
comportements liés à la toxicomanie.
" J'ai appris à consommer de la drogue
pour ne rien sentir pendant la partie " dit
Tina, 11 ans. Ils souffrent de douleurs musculaires,
d'infections diverses et certains meurent du Sida.
L'EXPLOITATION DES ENFANTS
POUR LA PROSTITUTION ET LA PORNOGRAPHIE
Le commerce de la pornographie
impliquant des enfants s'est considérablement
développé grâce aux technologies
et moyens de communication modernes. Les pédophiles
se rendent dans de nombreux pays pour produire,
posséder, échanger, diffuser des photos
et des cassettes vidéo de pornographie enfantine.
Ce marché est organisé ouvertement
dans certains pays, clandestinement dans d'autres,
avec d'énormes enjeux financiers. Un des
aspects terrifiants de ce commerce est l'existence
de réseaux qui achètent, enlèvent,
droguent des enfants à des fins d'exploitation
sexuelle. C'est le cas en Asie où, malgré
les efforts récents de certaines polices,
les réseaux s'intensifient et s'internationalisent.
Les enfants ainsi piégés se retrouvent
hors de leur pays d'origine, avec de faux papiers
d'identité, certains disparaissent. Les Nations
Unies ont désigné l'exploitation sexuelle
comme une forme moderne d'esclavage.
Une des plus graves conséquences étant
qu'il conditionne l'enfant à se conduire
en esclave. Aussi, comment cet enfant pourra -t-il
être un jour sujet de ses droits ?
Source : acpe-asso.com
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de cet excellent dossier
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